LE BLOG DU DEBAT

Pas de solution à la crise sans refondation de l’Etat – 2e partie : Les pistes de reconstruction

Pour Régis Passerieux, il n’y a pas de solution à la crise sans refondation de l’Etat. Après avoir livré, dans une première partie, un diagnostic des dysfonctionnements de l’Etat, il explore les nombreuses pistes pour le reconstruire. Les pistes de reconstruction L’heure a sonné de repenser l’État : il nous faut un État ambitieux, stratège et agile, au service d’une société qui doit cesser de subir des injonctions et des normes. Un État au service, ce qui devrait redevenir un pléonasme, c’est un État qui n’impose pas une subsidiarité « caporaliste » et d’encadrement, mais au contraire un État qui accepte une « subsidiarité ascendante ». Dans celle-ci, l’initiative vient des territoires et des acteurs sociaux et économiques, ces fameux corps intermédiaires, aujourd’hui ligotés et devenus une noblesse inutile et couteuse, faute d’espace d’action et de mise en responsabilité. Dans une subsidiarité ascendante, l’État a son rôle : donner les outils demandés par les territoires et les forces économiques…

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Pas de solution à la crise sans refondation de l’Etat – 1ère partie : Le constat

Pour Régis Passerieux, il n’y a pas de solution à la crise sans refondation de l’Etat. Dans cette première partie, il nous livre un diagnostic des dysfonctionnements de l’Etat. Ce constat l’amène, dans une seconde partie, à explorer les pistes pour repenser l’Etat. Le constat Au point focal de toutes les récriminations des « gilets jaunes », territoires, injustices, fiscalité, prélèvements, services publics, mépris des élites, sous tous les angles, on retrouve une mise en cause de l’État. A l’issue du grand débat, l’État est à la fois bousculé dans sa légitimité et si attendu par la Nation. Il est en crise d’impuissance : l’édiction des normes européennes, la pression à l’ajustement de la mondialisation, la crise des ressources et les règles de l’orthodoxie économique et financière, écrites et non écrites, semblent depuis plusieurs décennies le ligoter. Il est pourtant en surrégime et en position de boulimie bureaucratique et normative : il multiplie les injonctions, les…

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« GILETS JAUNES » CONTRE START-UP NATION : QUELLE ISSUE POLITIQUE ?

Ils n’ont pas toujours « les mots pour le dire ». Et comme souvent, les mots qui manquent sont remplacés par des gestes d’impatience et de violence, quasiment un état de nécessité pour se faire entendre. En se rassemblant, les « gilets jaunes » ont appris à formuler ce qui les révolte. Jean Jaurès a expliqué qu’ « il ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience ». Sur les ronds-points, cette conscience s’est forgée autour du sentiment d’être déclassés, méprisés, relégués, d’être considérés comme des rebuts, en ce qui concerne les plus pauvres maintenus par les aides sociales, et pour des vaches à lait pour ceux qui peinent à consommer une fois qu’ils ont payé la gabelle, la dîme et l’octroi. Régis PASSERIEUX (Professeur à l'école des Hautes Études Internationales et Politiques (HEIP) Richard AMALVY (Consultant, Affaires publiques Enseignant, Information et Communication)  

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BREXIT, TRUMP ET LES « GILETS JAUNES » : RÉVOLTE CONTRE LE LIBÉRALISME ET POLITIQUE DU PARADOXE

Le mouvement des « gilets jaunes » s’inscrit dans une politique du paradoxe qui dépasse les clivages binaires. Du paysan et petit commerçant historiquement de droite à l’ouvrier, le fonctionnaire et l’employé historiquement de gauche, ce mouvement est le symbole d’une révolte populaire contre le moment de vérité macronien, qui a jeté une lumière crue sur la fusion du libéralisme sociétal de gauche et du libéralisme économique de droite. Adrian PABST (Professeur de pensée politique et doyen de la faculté de sciences politiques et relations internationales à l'Université du Kent Professeur invité à l’IEP de Lille)

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